Technologie : un ordinateur « made in Mali »

Limmorgal est bon marché, peu gourmand en électricité et fonctionne avec des logiciels libres

Un ordinateur « made in Mali » : c’est ce que viennent de créer les sociétés de droit malien Internet society Mali (ISOC Mali) et Intelec 3. Baptisé « Limmorgal » (calculateur, en langue nationale peule), l’ordinateur de bureau sera bientôt présenté au public lors d’une cérémonie.

« Limmorgal » comprend une carte PC d’une capacité d’un giga de ram et d’une vitesse de processeur de 1,4 giga-herz, un écran HDMI. Il est doté du logiciel libre « Ubuntu », d’une carte flash qui sert de disque dur, d’un clavier et d’une souris.

La particularité de la machine tient au fait qu’elle a été conçue avec du matériel simple et relativement bon marché. Un boitier installé à l’arrière de l’écran contient tous les accessoires et terminaux de commande.

Cet ordinateur a besoin d’un total de 24 watts seulement pour sa mise en marche et ne dispose pas d’unité centrale. « Limmorgal » est une machine surtout adaptée à l’initiation des enfants à l’informatique. Le concepteur entend améliorer ultérieurement sa machine afin de répondre à des besoins beaucoup plus exigeants. Son prix de vente est de 171 000 Fcfa.

« Notre processeur offre beaucoup de fonctionnalités et est parfaitement adapté au besoin de modernisation et de perfectionnement », explique Mamadou Iam Diallo, concepteur de « Limmorgal » et président de Internet society Mali. Il a également relevé que la machine n’avait pas besoin de l’installation d’un antivirus, grâce au logiciel « Ubuntu ».

« Nous avons conçu cette machine pour contribuer à la réduction du fossé numérique, mais également à la vulgarisation de l’outil informatique surtout en milieu scolaire », indique Mamadou Iam Diallo. « Limmorgal » est aussi un ordinateur adapté à l’alimentation par l’énergie solaire grâce à sa faible consommation d’énergie.

Pour tester « Limmorgal », le concepteur a bénéficié d’un financement qui lui a permis de réaliser le projet cyberespace de l’école fondamentale de Boulkassombougou. 24 appareils ont ainsi été conçus et installés pour cette école. Toutes les machines sont alimentées par l’énergie solaire grâce à un système d’alimentation installé par les concepteurs.
« La vulgarisation de l’outil informatique passe nécessairement par la maîtrise de la technologie afin de répondre aux besoins des utilisateurs », estime Mamadou Iam Diallo qui a entamé les démarches pour obtenir un brevet.